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Strauss dans les hauteurs Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par G. Corna   
16-03-2008

Le chef canadien Yannick Nézet-Séguin, habitué de la scène toulousaine dirigeait ce 14 mars l'orchestre national du Capitole dans un programme entièrement consacré au compositeur allemand Richard Strauss.

Quelle merveilleuse idée que de terminer cette journée pleine de soleil par les quatres derniers Lieder en commençant par un Früling de circonstance. Christine Brewer, soprano américaine, débutant piano ce premier lied accroche immédiatement l'attention du public. Les Lieder se suivent et l'ambience se crée. Légère ou grave, recueillie et angélique, la voix splendide de Christine Brewer nous amène au delà de la musique de Strauss dans un monde révolu de poèsie et de douceur, un paradis oublié d'où l'assistance peine à sortir lorsque les dernières notes s'éteignent. Les bravos n'arriveront qu'au deuxième salut de la soprano, le temps de reprendre notre souffle. Comme "on ne peu rien dire après une telle musique sinon la redire un peu", dixit Yannick Nézet-Séguin, le troisième Lied fut redonné avec un immense bonheur.

Après l'entracte, Eine Alpensymfonie, poême symphonique collossal nécéssitant 123 musiciens et des machines spéciales comme la machine à vent. 47 minutes de musique ininterompue, une gigantesque fresque qui décrit l'assencion d'un sommet, l'orage, les éléments déchainés et la beauté des montagnes. Rien que le fait d'arriver au bout d'un tel morceau est à saluer. La musique de Strauss se suffit à elle même et le public est bien parti pour ce voyage immobile guider par Yannick Nézet-Séguin.

 
Spinosi sous tension Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par G. Corna   
07-03-2008

Vivica GenauxJean-Christophe Spinosi dirigeait ce jeudi 6 mars l'Orchestre du Capitole dans un programme contrasté. La première partie était constituée de la symphonie n°82, "l'Ours" de Haydn et la seconde de pièces de Rossini faisant alterner les ouvertures avec des airs chantés par la mezzo Vivica Genaux.

C'est un Jean-Christophe Spinosi sautillant qui ouvre le premier mouvement de la symphonie n°83 de Haydn. Balayant l'air de sa baguette comme un peintre tient son couteau ou comme un boulanger malaxant sa pâte, voire comme un pazzaïolo faisant tourner sa pizza. L'énergie ne passe visiblement pas aux instrumentistes, concentrés mais peu impliqués dans cette symphonie.

Le deuxième mouvement voit l'atmosphère se réchauffer et le troisième laisse la finesse de l'orchestre s'exprimer. Le quatrième, brillant, revient à la beauté formelle du premier.

Une mezzo née en Alaska portant un prénom sorti de Barbarella qui chante du Rossini. Où est l'erreur ? Sûrement pas dans cette allure de sirène brune qui fit frémir à son entrée toute l'assistance masculine de la halle aux grains.

La cavatine de La pietra del paragon ouvrait cette partie vocale, introduite par l'ouverture de l'oeuvre. Jean-Christophe Spinosi donnait non sans humour, la réplique à la cantatrice qui montra une facilité et une aisance du plus bel effet. L'ouverture de La pie voleuse fut assez inégale, flirtant avec le "bruit". Le "Cruda sorte" de l'Italienne à Alger remet Vivica Genaux en scène. Le timbre est chaud, bien projeté ce qui permet à cette petite, mais très agile, voix de passer l'orchestre pourtant quelquefois un peu trop loquace.

Le "Per lui che adoro" suivant captive la salle entière par des nuances de très belles couleurs.

L'ouverture de L'occasione fa il ladro est vite expèdiée pour laisser place à la cerise sur le gâteau ammenée par un long et délicieux solo de flûte de Claude Bourichou, "Una voce poco fa" du Barbier de Séville.

Vivica Genaux nous donne une leçon de Bel canto malgré un vibrato "fabriqué" qui flirte quelque fois avec la "pédale wawa".

En bis fut donner un air extrait de Alcina de Haendel.

 

 
Victoires de la musique classique - Jean-Philippe Lafont Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par G. Corna   
19-02-2008

JeA l'occasion des victoires de la musique classique se déroulant à Toulouse, Jean Philippe Lafont, illustre baryton français, nous a reçu dans les salons d'un grand hotel toulousain pour parler de sa carrière et de la victoire d'honneur qui lui a été déçernée.

Nous vous invitons à suivre ses réponses dans un entretien vidéo exclusif.

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